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Présentation de trente diptyques photographiques extraits d'une exposition consacrée aux survivants de l'Holocauste.
Lexposition
Quarante-sept diptyques (deux images par personne / couple ayant participé au projet)
Photographies des Survivants assis dans le désert :
Ces images sont une mise en perspective symbolique du passé. Elles représentent la solitude éprouvée par les Survivants pendant ou après la Shoah, dans un univers d'anéantissement et de vide affectif.
Sur chaque passe-partout est écrit, à la main, un texte rédigé par les Survivants eux-mêmes, en rapport avec cette période de traumatisme.
Photographies des Survivants chez eux, en famille, avec des amis ou dans leur milieu professionnel :
Ces images illustrent la vie actuelle. Elles symbolisent l'identité retrouvée, le droit à la vie affective, la réalité de la survivance.
Sur chaque passe-partout est écrit, à la main, un texte rédigé par les Survivants eux-mêmes, en rapport avec ce quils vivent aujourdhui.
Tous les textes écrits par les Survivants ont été traduits en hébreu, en français, en anglais et en allemand, et sont à diposition sous forme de petites brochures.
Cinquante portraits
Cinq interviews vidéo (une enfant de ghetto, un enfant caché, un partisan, deux déportés dans les camps).
Remarques particulieres sur le projet
Plusieurs personnes ayant accepté de témoigner n'étaient jusquà présent jamais sorties de leur silence.
Les Survivants - qui ont tous contribué de manière active à ce projet - sont originaires d'Europe, excepté deux femmes qui furent placées dans un camp de concentration en Libye.
Les photographies noir et blanc présentées dans l'exposition mettent en scène des gens qui participent à un quotidien social et intelligible, presque banal. Or c'est bien cette évidence qui est paradoxale, car elle représente la victoire souvent difficilement acquise de la dignité humaine et de la volonté de survivre, sur une idéologie totalitaire et monstrueuse.
Les textes accompagnant les photographies permettront de comprendre qu'il existe, derrière la normalité retrouvée, une réalité émotionnelle souvent cauchemardesque qu'il est impossible de traduire en image, difficile même à exprimer et à concevoir.
Lutilisation de la photographie comme support artistique devrait permettre de susciter une réflexion allant au-delà de ce qui est visible et inciter le spectateur à une double lecture de la réalité qui lui est présentée; ces diptyques-témoignages se veulent en quelque sorte des outils pour lire au singulier les pages de l'Histoire plurielle. |